Des souvenirs plein la caboche et des anecdotes en pagaille qui rejaillissent encore. Bon nombre d’entre nous se rappelleront pendant une paire d’années de ces deux ans de la colocation version guinguette.

Petite coloscopie de cette soirée … évidemment dédiée à Péguy, sans qui rien n’aurait été comparable.

Mise en scène
Difficile de penser qu’une troupe de mâles inaptes à changer l’ampoule grillée de l’escalier soit capable d’aménager une toile de fond corrélant avec le thème choisi. Pour ainsi dire, ce n’est pas monnaie courante qu’on met les petits plats dans les grands chez nos amis colocataires. Pas vraiment la fête à neuneu donc, mais une ribambelle d’accessoires et de décors allant de la deux chevaux aux bottes de paille en passant par l’agencement de nappes et de babioles en tout genre frisant l’arrière goût du bucolique gourbi de tata paulette. A la fois déroutant et réjouissant.

Esthétique
Beaux comme des camions. De la bretelle en pagaille et pléthore de nœuds papillons : la collection printemps 2017 de la colocation à pour ainsi dire royalement « matchée ». De là à affirmer que les seuls s’étant moqués du thème comme de l’an quarante ont frisé le ridicule, il n’y a qu’un pas ( que nous ne franchiront pas pour des raisons évidentes de pudeur et et de cordialité). Mention spéciale au père Nanard fier comme un pou de revêtir pour la première fois un semblant de chemisette mais aussi et surtout à l’illustre « Paulo la science » parvenu à subtiliser avec brio et malice le somptueux couvre chef de son pépé. En bref, un parterre d’invités aussi savoureux et irrésistibles qu’un « Miel des Vosges ».

Divertissement
Au diable les lunaires idées originelles de feu d’artifices, de châteaux gonflables ou de loto géant : les portes de la cour des grands logisticiens étaient trop bien gardées. Un peu comme chez le boulanger, c’est souvent la tradition qui fait le plus saliver nos papilles. Que serait par exemple une animation bière-pong sans les frasques rageuses d’un Bryan, rarement venu pour forniquer les mouches ? Ou l’élaboration des dix commandements de la soirée sans les réactions acerbes de Kevin, monarque au pays des grognards ? Sans doute que tchi. Croustillant également ce dessin du virtuose « Spaghett’ aux mains d’argent » auteur de l’œuvre «bébé qui flotte » sur la titanesque fresque d’expression libre jonchée en plein salon. Tout aussi succulente que la tentative infructueuse de photo de famille du gentil organisateur Benji pourtant pétri de panache. Pas de doutes, peu importe les hôtes, les convives restent gardiens de la réjouissance collective.

Ripailles et remontants
Aussi énigmatique que la longévité de Laurence Boccolini dans la sphère télévisuelle, l’affaire dite « du Punch éphémère » reste à ce jour encore non élucidée. Où comment une vingtaine de litrons ont pu s’évaporer en deux heures de temps à l’aide d’une étrange pompe à essence. Mystère et boule de gomme. Une fâcheuse mésaventure n’ayant empêchée en rien la ribambelle de conviés de s’abreuver jusqu’à plus soif et pas d’heures à coups de torrents de Pastis, de rivières de Champagne et d’océans de rôteuses. A l’inverse, casser la graine s’est avéré plus cornélien et bon nombre ont du abattre la carte de la malice pour se sortir du traquenard de la fringale post-murge. Coup de chapeau au cordon bleu Loic, petit prince des saucisses cocktails enveloppées de pâtes feuilletées ainsi qu’aux instigateurs du projet « extermination de la salade de pâtes ». Pas autant précautionneuses, Violette et Cécile opteront plutôt pour un coup de bambou passager, rendant dignement « tripes et boyaux » en cours de soirée, mais permettant par la même occasion d’honorer les statistiques nauséeuses d’une bonne nouba digne de ce nom. Admirables.

Flonflons
Un sacré barouf qui du plaire à coup sur au voisinage mitoyen. Entamées par des mélodies à la mode guinguette proche des gazouillis de la France occupée, les festivités musicales ont réellement commencé entre minuit et une heure, la fine fleur des Dj résidents de la région se succédant au fil de la nuit. Préposé à la session 00h00-2h00, « Starter Zack », donnera le la adoptant la stratégie du « remue ménage dans la chaumière » à faire zouker une première communiante. Malheureusement vite rattrapé par l’alcool, il sera remplacé au pied levé par Romain, le Diego Forlan de la table de mixage, alias « Dj Super sub », alors devenu responsable de la session 2h00-3h00 aux rythmes des sons festifs de la nouvelle vague musicale française. Un brin lourdaud et entêté, il passera le flambeau au dernier larron, Clément, alias « Dj Dark Side » pour la session 3h00-6h00, qui décida en son âme (et peu de conscience) de redessiner les contours du « potentiellement trémoussable » à l’aide des envoûtantes Isabelle Boulay et Tina Arena. Valseurs, funambules, choristes : nombreux ont littéralement pris un panard pas possible jusqu’aux plus usuellement fâchés avec la rythmique, à l’image de Nicolas et Matthieu. Comme quoi :yoyoter de la cafetière peut aussi avoir du bon.

Hospitalité
Comment croire que les locataires d’un soir ne furent pas comme des coq en pattes ? Habitué au repos en territoire et processus original, même le bon vieux serge profitera de l’aubaine charitable pour tenter une nouvelle technique d’endormissement, assis en pleine salle de danse sur un canapé, paluches enfoncées sur les mirettes. Une bien belle participation au joyeux tohu-bohu de la maison en terme de couchage, entre les déserteurs qui avaient prévu une couche et les conquérants qui n’en avaient point : le stockage humain fut digne d’une partie de Tetris, épineuse mais diablement exaltante.

Idées divines
Quand la féerie s’emmêle mieux vaut laisser couler et apprécier le spectacle comme il se doit. L’armée de génie était encore une fois ici bien décidée à repousser les limites de l’entendement, quitte à déplaire dirons certains. Comment reprocher alors à Jeanne de danser pieds nus sur un sol parsemé de bout de verres ? Comment incriminer Moustic et Pauline de redorer le blason d’une vulgaire buanderie en la transformant en lieu de coït ? Comment empêcher le phénomène Clément de nous offrir les joies de l’accent du plat pays durant l’intégralité de la soirée ? Comment désapprouver l’immense performance de Benjamin sur « le podium-table du dancefloor » devant une foule acquise à sa cause ? Comment réprimander Romain de tester l’expérience pastis après avoir ingurgité deux litrons de whisky ? Comment condamner le remplacement de la lampe du plafond en authentique sac de frappes ? Comment tancer Brice, bravant l’interdit de croiser les dégaines ravageuses d’Eddy Mitchell, Marilyn Manson et d’un forban à la fois ? Enfin et surtout , comment ne pas applaudir Loic et Nanard d’être aller toucher les étoiles en ramenant Peguy, alias Peg’, la cochonne mascotte de la soirée ?
En définitive, nous ne pouvons que vanter leurs actes respectifs qui n’ont eu d’égal que leur génie.

Un grand Merci à l’ensemble des participants pour votre effervescence, vos sourires, vos délires et votre respect envers le corps hôtelier. Beaucoup d’amour et un brin de je t’aime. A très bientôt.

« Tout est bon dans le cochon … »

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